Ce voile de couleur n’est pas qu’un décor : c’est celui de la tribune où étaient installés les invités d’honneur, dont l’ambassadrice du Sénégal. Le Sénégal est justement le pays invité de la première édition du festival, qui met en dialogue Taza, les provinces du Sud et ce grand pays de culture.Facebook+3Telquel.ma+3Instagram+3 J’aimais bien cette idée de regards croisés : deux femmes de Taza, enveloppées dans les couleurs du Maroc, observant une Tbourida qui, ce jour-là, résonnait aussi avec les rythmes sénégalais joués plus tôt sur scène.
Il y a une chose que je répète souvent à mes clients à Casablanca quand je fais des portraits ou des shootings de mode : une bonne photo, ce n’est pas seulement une belle lumière ou un beau décor, c’est un point de vue. À Taza, mon travail de photographe de mode et de portrait s’est déplacé vers le documentaire, mais la logique est la même : chercher l’endroit où se joue la relation entre les gens, le paysage et l’histoire.
Dans les séries que je prépare pour mon site, je veux montrer cette continuité : je suis photographe à Casablanca, oui, mais mon terrain de jeu, c’est tout le Maroc. Je photographie des collections de mode dans des riads, des portraits dans les rues de Casa, des scènes de vie dans les cafés, et parfois, comme ici, une Tbourida familiale dans une petite vallée près de Taza, au coucher du soleil.