“Lumière, mode et images : Interview avec le photographe Christian Mamoun
Passionné par la photographie de mode et les images générées par l’intelligence artificielle, Christian nous offre un aperçu unique de son univers artistique.
Lumière, mode et images : Interview avec le photographe Christian Mamoun
De la puissance évocatrice de la photographie à son expérience dans le cinéma, en passant par ses collaborations avec des créateurs de mode renommés, Christian partage avec nous ses inspirations, ses défis et ses réflexions sur l’évolution du monde de la photographie de mode. Avec son approche unique et son style distinctif, Christian capture des instants qui transmettent des histoires et des émotions captivantes. Préparez-vous à plonger dans l’univers créatif de Christian Mamoun et à découvrir les profondeurs de son art.
Présentez-vous
Enchanté ! Comment allez-vous ? Je m’appelle Christian Mamoun, ce sont mes deux prénoms. Je suis un artiste et mon médium de prédilection est l’image fixe numérique. Cela signifie que je suis passionné par la photographie, mais pas seulement, car je m’intéresse également aux images générées par l’intelligence artificielle, etc.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de choisir la photographie de mode ?
Je considère que la photographie est l’outil le plus puissant dont nous disposons, car elle condense une histoire en un seul cliché. Le vêtement communique beaucoup de choses sur notre appartenance communautaire, sociale et économique. Et c’est en ça qu’elle m’a toujours fasciné. La photographie de mode est une manière très puissante de créer une image qui identifie immédiatement le spectateur et le transporte dans un autre espace-temps où il peut s’identifier ou refuser ce qu’il voit, mais dans tous les cas, cela provoque une réaction.
Comment décririez-vous votre style de photographie ?
Dans ma photographie, je me situe entre le documentaire et la mise en scène. Cela peut sembler large comme proposition, mais une fois que j’ai choisi mon modèle, défini le cadre et la lumière, j’aime donner une certaine liberté au modèle et documenter sa façon de vivre et de s’approprier l’espace. Parfois, je répète certains gestes et mouvements jusqu’à ce que nous obtenions l’image que je souhaite, car pour moi, une photo réussie est un résultat intentionnel et non un hasard.
Votre première expérience avec le cinéma était avec “KanyaMakan”. A-t-elle influencé votre vision artistique ?
Oui, effectivement, le tournage de “KanyaMakan” avec Saïd et Mamoun Naciri a été un moment clé dans ma vie. Je n’avais pas terminé mes études et j’ai rencontré quelqu’un sur une dune à Merzouga qui m’a parlé de la possibilité d’intégrer des écoles d’art sans le baccalauréat, à condition d’avoir un excellent portfolio. C’est ainsi que mes études d’art ont commencé et ont abouti à l’obtention d’un master en conception d’images à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris.
J’aime bien raconter cette histoire car elle montre bien qu’il y a d’autres chemins que les classiques pour faire des études et réussir professionnellement même si on était pas très bon à l’école…
Vous êtes le photographe derrière plusieurs couvertures de magazines au Royaume. Comment avez-vous démarré votre carrière au Maroc ?
J’ai toujours aimé le Maroc, surtout pour sa lumière et sa beauté. Ma carrière a commencé de manière assez grandiose grâce a Driss Douad qui m’avais confier la couverture avec Assad Bouab en tant que tout premier modèle de couverture et un bel article rédigé par Jihane Bougrine, ce qui reste l’une de mes couvertures préférées jusqu’à ce jour.
Comment pouvez-vous décrire votre univers ?
Mon univers photographique se compose d’images à la fois fantasmagoriques et nourries de réalité. La réalité dépasse souvent de loin la fiction et il suffit d’être éveillé pour en prendre conscience et l’utiliser comme source d’inspiration.
Lumière, mode et images : Interview avec le photographe Christian Mamoun
Vous avez récemment exposé vos photos avec la créatrice de mode Fadila El Gadi. Comment était cette expérience ?
Mon travail le plus connu est probablement la série “HOME”, qui met en lumière les intérieurs et les espaces de vie d’artistes et de personnes qui expriment fortement leur identité à travers leur chez-soi. Lorsque je réalise des lookbooks avec Fadila, qui est une amie de longue date, nous les shootons généralement dans sa maison, qui est pour moi un petit paradis sur terre. Le fait de photographier ses vêtements là où ils ont été créés, dans sa maison, rend les séances de prise de vue très cohérentes avec mon travail personnel, ce qui fait que je considère ces lookbooks comme particulièrement réussis.
Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté en tant que photographe de mode ?
Le plus grand défi de notre époque sera certainement l’intelligence artificielle, qui va transformer la façon dont nous créons des images avec une force considérable. Aujourd’hui, il est désormais possible de créer des images photoréalistes à partir de quelques mots sur nos téléphones portables, capables de tromper le monde entier, comme l’exemple de l’image générée du pape en doudoune qui a fait le tour du monde.
Ce genre d’image va circuler de plus en plus et prendra évidemment de la place dans la photographie commerciale, y compris dans la mode. Des projets comme Shudugram ont été des précurseurs en matière d’influences virtuels 3D.
Aujourd’hui, ce concept sera démocratisé, mais il ne sera pas en 3D, il s’agira simplement d’avatars créés à partir de scans de nos propres visages.
Les mannequins devront rivaliser avec les influenceurs avatars et les photographes utilisant des logiciels de génération d’images, qui sont déjà capables d’imiter une photographie de mode à moindre coût, avec des possibilités infinies.
De manière générale, le métier de photographe de mode est certainement en évolution, car la photographie en tant que médium prend sens principalement sur des supports rigides tels que le papier. Dans le monde dans lequel nous vivons, c’est l’écran qui domine, et avec cela, la vidéo et les images animées prennent le dessus.
Comment restez-vous inspiré et créatif dans un domaine aussi compétitif que la photographie de mode ?
L’inspiration peut survenir à tout moment, et souvent, c’est dans des situations ordinaires que nous pouvons trouver des merveilles et faire naître des idées inspirantes. Néanmoins, contrairement à l’art, la photographie de mode est un métier de commande.
Cela signifie qu’elle est toujours une création collaborative entre le client, son équipe et le photographe. Dans ce contexte, le photographe joue le rôle de celui qui trouve une solution concrète aux envies/idées que les clients lui présentent à travers leurs mood boards dans la vie réelle.
Si vous pouviez choisir n’importe quel endroit du monde pour une séance photo de mode, où iriez-vous et pourquoi ?
Il me reste encore beaucoup d’endroits à découvrir au Maroc. Le Maroc est un pays tellement riche en paysages et en couleurs que je ne ressens pas le besoin d’aller ailleurs.
Lumière, mode et images : Interview avec le photographe Christian Mamoun
Quels conseils donneriez-vous à un jeune photographe de mode pour développer sa propre vision artistique et son style distinctif ?
Je donne des cours de photographie dans des écoles privées en France et je remarque souvent que mes élèves cherchent leurs références sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, mais j’encourage toutes les personnes passionnées à se rendre dans des bibliothèques et des magasins spécialisés pour découvrir les grands maîtres de la photographie, ainsi que l’art du dessin et de la peinture. Connaître leurs œuvres et de savoir les placer dans l’histoire de l’art devrait être la base de toute éducation artistique.
Quels sont vos projets futurs ?
Je m’intéresse beaucoup aux questions soulevées par les images générées par l’intelligence artificielle. Mon prochain projet explorera ces interrogations.
Rokia Dhibat
Jeudi 6 Juillet 2023”
vernissage "un air d'été"
"C'est avec une grande joie que je partage mon expérience d'avoir participé à l'exposition de groupe "Un air d'été" à la galerie @ablaababougalerie à #RabatMaroc !"
Je suis ravi d'avoir participé et d'avoir présenté une expérimentation d'images générées par l'intelligence artificielle (#IA). Lorsqu'on utilise l'IA avec conscience et un concept, elle devient un outil de création passionnant (#ArtIA). Toutefois, restons vigilants face aux risques que cette nouvelle technique peut entraîner (#Éthique). #Exposition #ArtModerne #Innovation #Rabat #Maroc"
“En opposition marquée aux médiums traditionnels représentés dans toute la galerie, l’artiste Christian Mamoun introduit le monde émergent de l’art basé sur l’intelligence artificielle (IA). Imprégné de tons pastel et de motifs surréalistes, le travail de Mamoun explore la frontière des images générées par ordinateur en utilisant des paysages marocains et des décors fantastiques.
Pour Mamoun, l’IA est une méthode fructueuse d’expression artistique et d’artisanat : “Je pense que ce sera vraiment quelque chose d’important à l’avenir pour la création d’images, et il est bon de l’embrasser car cela ne disparaîtra pas. Je le considère comme un outil... C’est de la création. Dans la façon dont je l’utilise, j’avais d’abord un concept, puis j’ai créé des images à partir de ce concept et autour de lui. Dans ce cas, c’est vraiment juste un outil. Ce n’est pas quelque chose qui imite l’art.”
En tenant compte de l’été, Mamoun génère des images qui transposent les sensations de vol, de légèreté et de liberté, invitant le spectateur à laisser aller ses soucis et à se laisser aller à l’indulgence bienheureuse de l’été. À la limite d’un territoire inexploré, Mamoun explore les concepts classiques de la joie et de la liberté avec une touche contemporaine innovante.
Cette exposition sera présentée jusqu’au 29 juillet, du mardi au samedi (de 10h à 13h et de 15h à 19h), mettant en valeur d’autres artistes qui ont chacun envisagé des journées ensoleillées et des rêves d’été à travers leurs médiums individualisés : Laila Benhalima, Florence Arnold, Souhail Ben Azzouz, Itaf Benjelloun, Hélène Brugnes, Guy Calamusa, Jean Henri Compere, Malika Demnati, Najoua El Hitmi, Ines El Mansouri, Michael Gatzke, Christophe Miralles, Mohamed Mourabiti, Ilias Selfati et Gérald Valmer.”
un air d'été
Très heureux de faire partie de cette exposition de groupe chez @ablaababougalerie avec des artistes talentueux tels que @flofloarnold , @souhail_benazzouz , @lailabenhalima , @itafbenjelloun , #HélèneBrugnes, #GuyCalamusa, #jeanhenricompère , @malika.demnati , @najouaelhitmi , #InesElMansouri, #MichaelGatzke, @sonia.hamza , @zora_lahlou , @miralles.christophe , @mohamedmourabiti et @geraldvalmer . Venez découvrir nos œuvres du 16 juin au 29 juillet à la galerie #ablaababou
international photographer
Défilé Fadila El Gadi
Off the record - en backstage du magnifique défilé de @fadilaelgadi habillé en chemise @maisonfadilaelgadi magnifique #fadilaelgadi #villederabat #chellahrabat photo @tricky_tales
Fashion Meets Tradition: ‘La mode en Capitale’ Celebrates Moroccan Culture
“Fashion Meets Tradition: ‘La mode en Capitale’ Celebrates Moroccan Culture
The event aims to promote and preserve Moroccan traditions and artistic talent.Rabat - The opening ceremony of the highly anticipated fashion event “La Mode en Capitale” took place on Friday evening in the vibrant and culturally rich city of Rabat.
The event, which aims to celebrate Morocco’s cultural heritage, offered a magical atmosphere of elegance, refinement, ancient traditions, and contemporary fashion.
The event was proposed by renowned Moroccan fashion designer Fadila El Gadi, serving as a “grand finale” of the “Rabat, African Capital of Culture” program. It was brought to life by the Fadila El Gadi Foundation in partnership with the Moroccan Ministry of Youth, Culture, and Communication.
“I have always dreamed of organizing a show like this,” El Fadili told Morocco World News, saying that the event serves as an opportunity for the public to discover her fascinating designs and share her atmosphere of creativity and inspiration.
The opening ceremony, which took place at the CDG art gallery, featured the unequaled skills of “Tarz Rbati” (Rabat embroidery) artisans, as well as the exhibitions of renowned photographers who captured El Gadi’s artistic journey in breathtaking photoshoots.
Among the photographers was Christian Mamoun who expressed his pride to work with El Gadi, describing her as “one of the biggest fashion designers in Morocco.”
“I had the pleasure to work with Fadila on this photoshoot … it was an amazing experience,” Mamoun told MWN.
Speaking about his experience working with the Moroccan designer, Mamoun said that what captivated him the most was El Gadi’s sense of detail and color, which reflects in her mesmerizing designs.
The organizers of the event highlighted El Gadi’s ability to seamlessly blend the “exquisite refinement of Moroccan embroidery with the fluidity of contemporary cuts and the most precious fabrics.”
In addition, they described her as “the guardian of this ancestral art, propelling it into modernity without altering its authenticity.”
The event also showcased and paid tribute to the work of aspiring Moroccan artisans and embroiderers from the Embroidery School of Sale. The move aimed to celebrate and preserve Morocco’s cultural heritage and craftsmanship, especially Tarz Rbati.
The remaining activities of the event will take place at the gardens of Chellah, which El Gadi described as “one of the most outstanding historical sites in Morocco,” among other venues across the city.
The second day of the event will feature the runway debuts of three young talented designers: Amal El Bahdi, Bouchra Salih, and Rajae Errais.”
vernissage : rétrospective Fadila El Gadi
Félicitations chaleureuses à Fadila El Gadi @maisonfadilaelgadi pour cette magnifique rétrospective présentée dans le cadre de @rcac.2022 @mjccgov #villederabat .
J'ai eu le plaisir de rencontrer la maire de Rabat, #AsmahRhlalou, ainsi que la #consulatfrancemaroc Consulat Général de France à Rabat .
Un immense merci à Amine Boushaba , le commissaire de l'exposition.
L'exposition se poursuit encore pendant 15 jours à l'espace @fondationcdg #fadilaelgadi #rabatcapitaleafricainedelaculture
couverture Vinyl Rimendo
Trop fière de cette couverture de vinyle et de CD du groupe Rimendo ! Un grand bravo à Virginie Peyral d'avoir mené ce projet jusqu'au bout ! Et comme toujours, un énorme plaisir de travailler avec Sarah Olivier et tout le groupe !
Reel Azziz Mohamed
reels about Rimendo
say who
clip disponible Rimendo - Rosa Parks
LA FURIE Rosa Parks (Sarah Olivier/Julien Alour-Virginie Peyral) Un projet imaginé et créé par Virginie Peyral Enregistré, mixé par Jean Lamoot Co-réalisé par Jean Lamoot et Rimendo Enregistré à MidiLive Studio et à Mercredi 9 Studio Mixé à Mercredi 9 Studio Assistant Ingénieur du son à Midilive studio: Léo Aubry Mastering par Simon Lancelot aux Studios Ferber à Paris. Virginie Peyral : Piano Sarah Olivier : Voix Julien Alour : Bugle Sylvain Dubrez : Contrebasse Nicolas Grupp : Batterie Filmé et Réalisé par Christian Mamoun à MidiLive Studio Label : Vita Productions
happy to be part of Le Bateau Magazin for the 19 edition
En chemin pour le lancement du @lebateau.eroticmag à la @galerieartsfactory en passant par la manif contre le #493 à #republique #manifestation #cgt #retraite trouvez moi sur page: 98
Its #Fashionweek in paris #pfw #fwp @theunissen.paris
portraits with Cameron Wilson the creator of shudu.gram
press shots avec Jihane Bougrine
exposition collective Cha'Bab - Abla Ababou Gallerie - 154 Marrakech - Bab Hotel
l'incroyable défilé de Walter van Beirendonck
C’est la #pfw #parisfashionweek je vais vous amener au incroyable défilé de @waltervanbeirendonckofficial organiser par @totem_fashion à la @sallewagram #waltervanbeirendonck #antwerpfashion #photographedemode #runwayphotography
Kidill Paris Fashion week 2023
C’est la #parisfashionweek #pfw a #parisfrance et je vous amène au défilé de KIDILL organisé par Totem Fashion
Le truc que t’as raté ce soir c’est Sarah Olivier a La Boule Noire c’était le 🔥🔥🔥
Le truc que t’as raté ce soir c’est Sarah Olivier a #laboulenoire c’était le feux !!